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17 juin 2013

en avant vers le passé

À chaque fois que j'ai tenté de courir, pour perdre du poids, me tonifier, braver les effets ramollissants du temps sur mon corps, ça s'est soldé par un essoufflement quasi immédiat, l'arrêt de la course avant même cinq minutes, puis une reprise laborieuse, en comptant les minutes, les secondes, les centièmes de seconde... bref, avec un profond sentiment de découragement pendant toute la séance.

Comment ressentir autre chose qu'une dépression instantanée lorsque le truc consiste à faire faire à son corps quelque chose dont il ne tire aucun plaisir, pire encore, de l'ennui et de la douleur ? J'avais mal partout pendant, je respirais comme un asthmatique en phase terminale, je récupérais péniblement en deux heures, et j'avais mal partout après, pendant au moins deux semaines.

Que dire de plus de ce qui suivait, si ce n'est aucune envie de recommencer.

Avec le temps, je n'ai pas rajeuni, et le besoin de faire le point sur mes douleurs au moindre effort et sur la petite vieille grabataire que j'allais devenir s'est fait sentir de plus en plus pressant.

Avec le temps, j'ai aussi développé un point de vue sur la vie qui m'a engagé sur une voie du naturel et de l'autonomie. Non pas que je me balade désormais toute nue pour aller cueillir des baies sauvages, quoiqu'à une certaine époque de l'année, quand il fait 35°C à l'ombre, ça serait pas de refus quand il faut se taper un centre urbain sans le moindre iota de la fraîcheur végétale d'un arbre ombrageant.

Non, j'ai simplement opté pour la simplicité ; acheter ce dont j'ai besoin, rien de plus, boycotter les marques, les supermarchés, les franchises, m'habiller de vêtements d'occasion, réparer, adapter, rafraîchir ceux qui en ont besoin, faire d'abord avec ce que j'ai, détourner des objets pour servir de base à autre chose, cultiver des plantes qui se mangent, faire avec les ressources qui m'entourent, sans chimie, sans produit préfabriqué, sans succédané écologique, mais à partir de ce que la nature offre déjà à la base, tout simplement.

Faire une activité sportive devait suivre le même précepte, rester dans ce cadre, ce qui m'a amenée naturellement à courir tout simplement les pieds nus. Parce que les pieds sont fait pour marcher et courir. Ce sont des machines ultra-sophistiquées. Pourquoi leur imposer une enveloppe ? Pourquoi les enfermer dans un accessoire de contention qui avec le temps crée toutes sortes de pathologies propres à la course à pieds. Discuter avec un jogger équipé de baskets depuis toujours, et au bout de cinq minutes vous échangerez déjà vos adresses d'ostéopathes et vos marques d'orthèses.

Internet regorge de documents expliquant ce qui fait des humains des mammifères si particuliers, c'est à dire des bipèdes transpirants destinés à la course endurante. Depuis l'origine des temps, c'est à dire sans chaussure, et jusque dans les années 70 où sont apparues les baskets pleines d'innovation à semelles compensées.

Contrairement à ce que prétendent certains, mais de plus en plus rares, scientifiques (au rabais), nous ne sommes pas pourvus au bout de nos jambes de ce qui était à l'origine des nageoires. Nous marchons et courons depuis plusieurs millions d'années sur un outil entièrement dédié, pour chasser sans arme, celles-ci ayant apparu bien plus tard au cours de notre longue évolution.

Depuis quelques mois donc, j'ai entamé la course à pieds, progressivement avec différentes sandales minimalistes fabriquées maison. Mais étant donné l'étonnant bien-être tout à fait addictif que je ressentais à chaque fois que je courais un peu sans rien du tout, j'ai cherché à chausser l'interface la plus minimale, pour laisser une protection sur ma semelle plantaire encore fragile, tout en procurant à mon pied un mouvement libre, sans crispation ou glissement comme cela se produit dans n'importe quelle chaussure aussi minimaliste soit-elle.

J'avais des chaussettes à doigts, il suffisait de les renforcer sur les points d'appui. Ce que je fis avec le cuir d'une vieille veste de pompier acheté chez Emmaüs.


Comparé avec une session chaussée de mes sandales, ça n'a rien à voir. Je ressens parfaitement le revêtement des chemins de Blossac où je cours exclusivement, ses cailloux et son bitume rugueux, mais comme légèrement émoussés, ce qui ne traumatise pas mon pied et évite les tensions éventuelles qui se produisent instinctivement. Et le plus étonnant, c'est bien que je sois une coureuse très très... très lente, mes temps se rallongent considérablement en quelques séances seulement, et sans s'astreindre à un programme chargé.

Étant donné le néant duquel je commence, j'ai besoin d'être sans arrêt encouragée. Jusqu'ici je m'appuyais sur mon compagnon qui court avec moi, beaucoup plus expérimenté donc tout à fait apte à me corriger, à me donner des repères et des consignes à chaque fois qu'il y a besoin. Puis aujourd'hui, sous les gouttes chaudes d'une fine pluie d'été, j'ai couru sur la route proche de la Grotte de la Norée, donc un revêtement plus lisse que d'habitude, mais cependant assez vite abrasif sur une peau tendre. J'ai tenté le coup pieds nus, et j'ai tenu toute la session, sans dommage, sans douleur, en courant pour la first time of my life sans m'arrêter une seule fois durant 30 minutes et 22 secondes.

J'ai pourtant fini le parcours par une côte assez raide sur laquelle mes pieds aussi raides n'arrivaient même pas à s'aplatir. Mais je l'ai mon-té cet-te sa-lo-pe de rou-te qui mon-te... Pu-tain, j'y-suis-presque... Oui ! Même pas mal !!!

Là haut, point besoin de me réconforter ; l'état d'accomplissement et l'absence de douleur ont suffi à démontrer à mon cerveau ébaubi que, nom d'une pipe électronique, je pouvais moi aussi y arriver.

En redescendant doucement, par les terrasses arborées qui longent cette voie en rase campagne, les pieds nus dans les pâquerettes mouillées, il a fermé sa grande bouche pour laisser mes poumons et mon ventre reprendre le contrôle de mon souffle, avant de monter dans la voiture et reprendre le chemin de la maison, comme si de rien n'était. La sensationnelle sensation de ne faire plus qu'un avec mon corps, comme lorsque j'étais gamine et profitais de cette force sans en avoir conscience, gambadant, courant, sprinctant et sautant des heures durant, a resurgi du passé. Et ça, ça vaut tous les meilleurs vins du monde pour détendre et barrer la tronche d'un large sourire.

5 juin 2013

la maison du bruit de fond ~ ~ ~ Edit 2

Suite de la suite 1 de l'historique sonore de mon quartier évoqué dans ce premier billet il y a quatre petits mois... ~ ~ ~

Suite et rectification, car le gymnase sera un 16ème chantier, du moins si rien ne vient s'intercaler entre lui et le vrai 15ème chantier qui a débuté ces derniers jours sur le toit de Cap Sud. Travaux d'isolation semble-t-il, qui apporte son lot de bruits d'engins électriques et de coups de marteaux, dans une sauce radiophonique à tue-tête dès neuf heures le matin. 95% de pubs entrecoupées de dance commerciale nauséabonde contre laquelle personne à Cap Sud ou à la mairie de Poitiers, contactés par téléphone, n'estime avoir le droit de se manifester pour permettre aux riverains de subir le moins possible les désagréments inhérents à ces travaux.

On retiendra donc que cette maison de quartier qui ne part jamais à la rencontre de son proche public dans le quartier où elle est supposée tisser du lien social, qui est fermée la plupart des week-ends, qui n'offre aucun espace de convivialité libre et gratuit, qui ne propose aucune mutualisation des ressources hyper-locales, qui impose à longueur d'année aux proches habitants les nuisances sonores des fins de manifestations jusqu'à pas d'heure, se moque également éperdument de comment ses clients potentiels résidant à 10 mètres de ses portes vivent au quotidien cette proximité.

Cette bonne vieille croyance qui englue dans les cerveaux l'idée qu'il n'y a de tapage que nocturne est plus que jamais tenace, même pour les responsables municipaux d'une ville socialiste où l'ex-présidente de Région, Ségolène Royal, est à l'origine de la Loi Bruit, également appelée Loi Royal, loi-cadre votée il y a plus de 20 ans et qui regroupe pour la première fois toutes les thématiques de la lutte contre les nuisances sonores.


8 mai 2013

twitter m'a tuer

J'ai créé un compte twitter fin 2011 pour suivre la campagne électorale de 2012 et parce que je cherchais à partager des infos plus concrètes que ce que relayaient les médias ; savoir où se déroulait un meeting, à qui s'adresser pour se proposer comme bénévole, prendre des contacts sur Paris, accéder à une information alternative, constructive et pratique. Twitter a rempli cette fonction à seulement 10% de mes besoins. Il était facile en réalité d'accéder à tout cela sans passer nécessairement par lui. Les contacts sur Paris quant à eux ont été fait directement sur place, une fois arrivée comme une fleur à l'Usine.

(Indice insidieusement glissé ici pour trahir le nom du candidat pour lequel j'ai vendu - entre autres - des sandwichs (et du Coca - povr'de moa) un soir Porte de Versailles).

Cette période terminée, twitter m'a permis de tuer le temps en me distrayant, pensant entretenir dans le même temps les quelques relations entamées durant la campagne. Mais comme on dit « loin des yeux... Si on ne prend pas soin de se voir en vrai régulièrement, les échanges virtuels n'empêcheront jamais des affinités de s'étioler.

Du reste, comment se faire comprendre en 140 signes ? Même en y mettant tout son sens de la réplique, le ton employé, la malice, l'ironie, la dérision, l'auto-dérision, ou ne serait-ce que la bienveillance ne transparaît pas comme une évidence dans les quelques mots qu'on envoie pour exprimer une pensée, une critique, une observation ou une simple question.

À la limite, le quiproquo est presque évitable quand on se contente juste de partager des liens, sans y ajouter rien de personnel. Même juste pour interpeller ceux qui sont dans le coin, pour discuter un peu, et non pas seulement afficher un point de vue comme on brandit un trophée.

Car à l'origine je suis une personne qui adore se marrer, chambrer, comparer, critiquer, débattre, mais de façon décontractée, sans se prendre au sérieux, pour l'émulation. Si cela donne l'occasion d'apprendre quelque chose, c'est d'autant plus agréable, sans avoir pour autant à démontrer qu'on a une personnalité, je sais déjà que j'en ai une.

Autant dire que je n'avais rien à foutre sur twitter. Ça a duré un peu plus d'un an, parce que je suis lente pour cerner certaine chose. Durant ce laps de temps, twitter m'a changé en une bête féroce qui aboie au premier passant.

Au début, je touitais flanquée d'une banane en travers de la face, anticipant la jubilation car j'étais convaincue que parmi les gens susceptibles de croiser un de mes tags, il s'en trouverait dont la curiosité serait piquée, et ils cliqueraient sur mes liens ou lanceraient la conversation.

Je n'avais pas compris le concept. J'avais imaginé un tout autre décor, genre « Café des Amis » ou « Bistrot des Copains ». Lorsque je touitais une citation, je pensais inviter les gars (ou les nanas) accoudés comme moi au comptoir à réfléchir là dessus, à surenchérir sur une belle réplique de Audiard, de Breton ou une anecdote incongrue.

L'image que j'en avais était loin du théâtre aveugle et sourd que dresse twitter. Je n'avais pas vu que le but était en fait de monter sur les planches, devant un lourd rideau rouge et sous les feux de la rampe, déclamant devant un public invisible. Lorsqu'un gars (ou une nana) envoie un touit, il n'est pas là, parmi les autres, à brandir une info comme on brandit un panneau dans la salle des arrivées à l'aéroport pour accueillir un inconnu. Il est plutôt tout seul devant un micro et (se) donne en spectacle sur une TL (time line pour les initiés) comme un cÔMMédien jouerait un stand by.

Car en vrai le truc n'est pas de partager, de discuter, de bien se marrer, mais de s'échiner à touiter dans le vide pour tenter de récolter des applaudissements enthousiastes (quoique brefs) ou des huées sous des tomates bien mûres. Je n'avais tellement pas compris que twitter servait à se mettre en scène qu'au début je commentais tout un tas de choses avec des commentaires aussi valorisant pour mon ego que des :

« Bonsoir. C'est vraiment très intéressant, merci pour le lien. »
« Bonjour. (Oui, à ce moment là j'étais encore très polie) Mais où êtes-vous allé chercher tout cela ? :-) »
« Ma foi, je l'ignorais complètement oÔ »
« Ah ! j'ai bien ri ^^ »
« :-)) »


Sans jamais obtenir de réponse, bien évidemment. Quand cela arrivait, c'est parce que j'avais changé d'approche :

« Comme toujours, ce sont les moins concernés qui prétendent en savoir le plus... »
« C'est faux ! Mais c'est toujours plus facile de faire du journalisme avec trois doigts dont deux dans la paquet de chips »
« Mais prenez une calculette si 2 + 2 épuise votre coefficient intellectuel proche du papier recyclé ! »
« Lisez un livre et revenez me parler. »
« Chic, un concours de QI d'ablettes... »

Etc, etc...

Quand j'ai lu un an après certaines de mes interventions, je me suis saoulée à lire une espèce d'hystérique qui a moisi dans le frigo. C'était quelqu'un d'autre.

Et ce qui est curieux, (enfin pas tellement) c'est que les réactions des gens à tout ce vomi variaient selon mon genre. C'est à dire que sur twitter, si votre pseudo et votre avatar n'indiquent pas clairement quel est votre sexe, par défaut vous êtes un garçon. De là on vous parle franchement, rudement même, jusqu'à obtenir le dernier mot, quitte à sous-entendre que vous êtes un dangereux et grossier profond débile. Si, à force de me faire traiter au masculin, je précisais à un moment donné la féminité de mon pseudo, j'avais immédiatement le dernier mot. Si, avant toute invective, j'avais changé mon avatar pour la photographie d'une mystérieuse blonde aux bracelets de cuir, on (exclusivement des gars) me gratifiait alors de commentaires sans fond, polis, à la limite du paternalisme et qui mettaient fin à la discussion.

Petit à petit, pour le gars (ou la nana comme moi) qui à l'origine ne se prend pas au sérieux et ne recherche pas une tribune, une vitrine, un tabouret où monter dessus pour parler plus fort, twitter devient vite un mur devant lequel on monologue dans le vide.

Mais comme je ne me laisse pas décourager aussi facilement, malgré quelques centaines d'abonnés à mon fil, certains fidèles et très sympathiques au demeurant, plutôt que d'attendre qu'ils viennent à moi, je suis allée trouvée ceux à qui j'avais un truc à dire, une question ou une info à offrir. Et là je suis passée d'un tempérament Chibi...

...

...

À un tout autre style de promenade...

La fille que j'étais, débonnaire, rigolote, curieuse et bienveillante, a muté en une espèce de molosse aigri, intransigeant, transpirant de fiel et chroniquement écœuré. J'avais cru pouvoir échappé à ce sort en préférant twitter à une lecture solitaire de la presse en ligne, et c'est tout l'inverse qui s'est produit. Plus je taclais, plus j'avais d'abonnés.

Il faut dire que la campagne électorale, traversée d'épisodes aussi passionnants que celui de la viande halal, de l'affaire Merah ou du mariage pour tous, m'a donné l'occasion d'être la spectatrice de multiples One Man Show du racisme le plus brutal, de l'homophobie la plus bête et cruelle, de la méchanceté la plus crasse et imbécile venant de toutes sortes de catégories sociales. Un état des lieux exhaustif de la connerie avec un grand Kôône.

J'avais trois choix. Laisser pisser et accepter que de parler aux cons ne les instruit pas, tenter de briser intellectuellement leur cervelle (pauvre de moi...) ou foutre le camp.

J'ai mis du temps puisque j'ai fait un détour par l'option 2 avant d'en passer par la 3. (PÔÔvVRRR de moa...)

Et puis j'ai rendu la clé, du jour au lendemain.

Dorénavant, je ne serai qu'ici, et peu là aussi. D'ailleurs si vous souhaitez me conseiller un bouquin, me parler d'un site qu'il est vachement bien, me suggérer un film ou une recette de purin fatal pour les pucerons qui arrivent de nulle part et squattent mes plants de bourrache, n'avez qu'à copier mon e-mail dans la colonne de droite. Rien de plus simple et efficace pour partager moults trucs marrants, intelligents et/ou utiles. Même les commentaires de ce blog sont désactivés étant donné que pour un message sympathique reçu, il pleuvait systématiquement neuf spams dans un anglais incompréhensibles.

On y mettra plein de smileys s'il faut, pour être sûr qu'on se comprend bien, on discutera de tout, de rien, peut-être, ou pas du tout. Mais au moins on n'aura pas le besoin de se caricaturer soi-même pour espérer être lu par le plus grand nombre sur un réseau social qui ne sert strictement à rien, sinon à fournir aux annonceurs de l'espace pub, à qui il vend vos données, et aux médias dominants un peu plus de matière à propagande.

Car demandez-vous comment cela se fait-il que twitter soit le réseau préféré des médias de masse ? Où l'on retrouve leurs éditorialistes et leurs chroniqueurs titulaires. Parfois même leurs pigistes précaires qui ont à cœur d'y créer leur profil en insérant l'incontournable mention "mes tweets n'engagent que moi", comme l'assurance d'une espèce d'existence autonome, bien que leur fil respire autant la vacuité que le torchon de leur employeur du moment. À moins que ce soit une sorte de revendication de leur supposée statut enviable, ce genre de choses.

Ils y sont tous, même les occasionnels copieurs-colleurs de la presse locale. Ceux-là même qui vous sollicitent pour témoigner d'un fait divers, sans aucune garantie de votre bonne foie, puisqu'on est quand même sur internet et que n'importe qui peut prétendre être ou faire n'importe quoi. Ça leur est égal, ils font leur papier depuis un open space à Rabat ou à Tunis.

À l'inverse, il sera impossible de tomber sur des gens passionnants tels Frédéric Lordon, Paul Virilio ou Édouard Nabe. Pour les autres, les tartufes de ce qui reste du journalisme, twitter est considéré comme une sorte de baromètre dont la tendance est insidieusement orientée par quelques contributions savamment filtrées qui sont ensuite relayées en continu durant la plupart des chroniques et émissions dits de débats.

Et c'est logique. Nous vivons dans une société du spectacle où un outil permettant à des internautes de se mettre en scène ne peut que lui rendre service. Touiteur n'est pas la réalité. Il donne à lire, à voir et à entendre des individus dont l'objectif est d'être le plus visibles et populaires possible. Peu importe que l'on soit dans le vrai, sincère, intelligent, pertinent ou drôle, du moment que l'on est retouité en masse, et comble de la célébrité virtuelle, diffusé sur le petit écran.

Car touiteur c'est aussi ça, des fils et des fils de commentaires de gens en train de regarder la télévision.

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